Quelques extraits de « 69 chroniques sexo »

CHRONIQUE N°5 :
IDEES RECUES ET CLICHES SUR LES LGBT+

« Les gays sont tous efféminés et les lesbiennes ont toutes un look de camionneur » : c’est totalement faux ! Il existe quasi autant de catégories de gays qu’il y a de gays. Idem pour les lesbiennes. La communauté LGBT+ est très diversifiée. S’il est vrai qu’il y a des homos hommes très efféminés, on trouve aussi à l’inverse, des homos hyper masculins type daddies, bears ou autres. Il ne faut pas confondre « sexualité » et « identité sexuelle ». Être homo ne signifie pas qu’on souhaite changer de sexe (ne pas confondre « homosexualité » et « transexualité »). Quant aux lesbiennes, certaines ont effectivement un aspect plus ou moins masculin, alors que d’autres sont dans l’hyperféminité (les lipstick lesbiennes par exemple). En fait, être LGBT+ n’est pas écrit sur le front : la plupart sont des personnes lambdas, sans signes disctinctifs, des « messieurs et mesdames tout-le-monde » avec des codes propres à leur sexe de naissance.

« Dans un couple gay, le passif est le plus efféminé » : Trop souvent associé à l’image féminine, l’homme passif se voit attribué des caractéristiques féminines, alors que dans la réalité, les choses ne sont pas aussi tranchées. Être actif, passif ou versatile relève des préférences de chacun. Ces dernières peuvent évoluer avec le temps et ne sont pas figées. Le fait d’être « pris » par son partenaire ne signifie pas pour autant qu’on soit « dans le rôle de la femme » et par conséquent, qu’on soit dépourvu de virilité. A contrario, un homme actif n’est pas nécessairement plus masculin que son compagnon.

« Les homos ont tous le SIDA » : s’il est vrai que d’un point de vue statistique, les hommes homos seraient plus touchés par le virus que les hommes hétéros et que les femmes, cela ne signifie pas pour autant que tous les gays aient le sida. En effet, la sexualité homo n’est pas plus risquée qu’une autre. En cas de rapports protégés (préservatifs, prise de PREP), un homo, qu’il soit passif ou actif, n’a pas plus de risque de contracter la maladie qu’un hétéro. Les gays ont dans leur vie davantage de partenaires sexuels qu’un homme hétérosexuel et, en raison de la croyance erronée qu’on ne meurt plus du SIDA, beaucoup ne prennent plus les précautions d’usage, ce qui explique la propagation de la maladie dans la communauté. Mais cela, n’est pas dû à l’acte sexuel lui-même, mais seulement pour cause d’imprudence ou de grand appétit sexuel. Notons que les femmes lesbiennes ont un risque plus que mineur d’être touchées par le virus (pas de pénétration par un phallus).

« Les gays ne pensent qu’au sexe » : Avant d’être des gays, ce sont des hommes. La croyance veut qu’un homme soit plus porté sur le sexe qu’une femme. Cela reste à démontrer. En tous cas, c’est mieux perçu par la société : un homme qui a beaucoup de conquêtes est décrit comme un « dom juan », alors qu’une femme aux partenaires multiples se voit gratifier de qualificatifs peu élogieux. L’idée d’être entre hommes fait que, bien souvent, on s’affranchit d’une période de séduction approfondie pour en venir vite à « l’essentiel ». Cela n’est pas propre au milieu gay car, dans notre société de consommation, le sexe se consomme comme n’importe quel bien matériel. En revanche, une femme pourra s’offusquer d’être abordée par un homme de manière un peu trop direct, alors que cela sera plus admis dans la rencontre entre deux hommes.

« On choisit d’être gay et lesbienne » : Tout comme on ne choisit pas d’être un homme ou une femme, noir ou blanc, grand ou petit, blond, brun ou roux… on ne choisit pas sa sexualité. On décide seulement de s’assumer, mais on ne choisit pas ses attirances. S’ils avaient le choix, beaucoup d’homosexuel(les) et de personnes transgenres préféreraient être « dans la norme » au moment de la découverte de leur différence, et ainsi éviter d’être confrontés à l’hostilité et l’incompréhension de beaucoup.

« Les gays ont été trop proches de leur mère durant leur enfance » : aucune étude sérieuse n’a démontré l’influence de la proximité de la mère sur la sexualité de l’enfant. Chaque homo a un vécu particulier et une relation avec ses parents qui lui est propre. Certains ont eu une mère omniprésente alors que d’autres en ont eu une totalement absente. C’est la même chose avec le père : un père absent ne signifie pas que l’enfant sera homosexuel.

« L’homosexualité, c’est génétique » : A ce jour, il n’a jamais été prouvé qu’il existait un gène de l’homosexualité. Un homo, un trans ont exactement le même patrimoine génétique qu’une autre personne. L’homosexualité et la transexualité ne sont pas des « anomalies génétiques ». Et puis, si tel avait été le cas : lequel des deux parents lui auraient transmis ce gène, alors qu’ils sont tous deux potentiellement hétérosexuels ? Il ne s’agit pas non plus d’un gène récessif comme celui de la couleur bleue des yeux…

« Les gays sont attirés par tous les hommes et rêvent de convertir tous les hétéros à leur cause » : Oh que non ! Comme tout un chacun, un gay est attiré par certains types d’hommes mais pas par tous. Être homo ne signifie pas trouver tous les hommes attirants. Les notions de choix et de préférences existe. Tout comme une femme lesbienne n’est pas attirée par toutes les femmes. Et le fantasme de vouloir « convertir » un homme hétérosexuel ne concerne que quelques gays. Tout comme celui pour des femmes hétérosexuelles de vouloir « ramener dans le droit chemin un inverti ». Cela n’est possible que si la personne se sent prédisposées à de nouvelles expériences intimes.

« La sexualité entre deux hommes c’est sale » : Parce qu’elle concerne une zone associée à la défécation, la sodomie est souvent perçue comme quelque chose d’impropre. Commençons par préciser que cette pratique n’est pas réservée aux homos, de plus en plus d’hommes hétéros tentent l’expérience dans leurs relations. La pénétration anale n’est pas « sale ». Afin d’éviter les « accidents », il est recommandé pour le passif de procéder à un lavement avant lasodomie. Hormis cela, cela reste un acte d’amour et de communion entre deux corps.

« Il n’y a plus de LGBTphobie de nos jours » : Malheureusement, les actes homo/trans/phobes dans le monde et dans notre pays ne diminuent pas. En France, toutes les 33h, un gay est passé à tabac. Les discriminations restent nombreuses qu’elles aient lieu dans le cercle familial, au travail, dans le voisinage… Les moqueries et les stigmatisations sont fréquentes. Il est important que chaque LGBT+ porte plainte lorsqu’il/elle est victime de violence ou de discrimination afin de faire prendre conscience à la société l’importance de faire évoluer les mentalités.

« Les homos n’auront jamais d’enfants » : être gay ne signifie pas être stérile ! Un couple de femmes peut recourir aux services d’une banque de sperme ou faire appel à un donneur dans leur entourage. Concernant les couples d’hommes, il est vrai que c’est plus compliqué, mais pas impossible. En France, les mères-porteuses sont interdites. Cependant, rien n’empêche d’en solliciter une dans les pays où cette pratique est admise. Le processus est long et coûteux mais cela peut valoir le coût en cas de réel désir de paternité. L’adoption, même si elle aussi est moins évidente pour un couple de même sexe, reste une option possible.

« C’est contre-nature »: Il est bon de rappeler que de nombreux animaux ont des pratiques homosexuelles. En cela, l’acte sexuel entre des individus de même sexe n’est pas le propre de l’Homme et reste quelque chose que l’on retrouve dans la nature. De même que pour l’hermaphrodisme ou autres. Et puis, si la nature a conçu des personnes hétéro, bi, et homo, c’est que cela fait partie intégrante de sa pluralité.

« Dieu est contre l’homosexualité et la transexualité » : Dieu est amour et nous a fait à son image ! (Si vous êtes catholiques).. A partir de là, il est difficile de prétendre que « le Créateur » aurait une quelconque animosité pour ces fils et filles homosexuels. Beaucoup de croyants (extrémistes) voient d’un mauvais oeil les gays, les lesbiennes, les personnes transgenres, et essaient de légitimer leur mépris en voulant faire croire que Dieu est contre ces différences. Cela n’est que leur point de vue et ne repose sur rien de concret. De plus en plus de prêtres militent pour bénir les unions des personnes LGBT+.

« Les bisexuel(les) sont forcément infidèles » : ce n’est pas parce que potentiellement, un(e) bisexuel(le) est attiré(e) par des personnes des deux sexes qu’il/elle sera forcément infidèle. L’infidélité existe dans tous les types de sexualité et n’est absolument pas le propre des personnes bisexuelles. Un(e) bisexuel(le) peut, à un moment de sa vie, aimer un homme et lui être totalement fidèle ; et à un autre moment, aimer une femme et lui être également fidèle. Il n’est pas obligatoire qu’il/elle ait parallèlement des relations avec des hommes et des femmes, et par conséquent qu’il/elle ne soit pas capable d’être exclusif/ve dans sa relation sentimentale

Il existe encore bon nombre d’idées reçues et de clichés sur la communauté LGBT+, nous en avons évoqué certains mais il y a encore beaucoup de stéréotypes auxquels on aurait bien envie de tordre le cou…

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CHRONIQUE N°24 : C’EST QUOI « UN BON COUP » ?

Tous les hommes rêvent, voire pensent (ou espèrent) en être un. Mais finalement, « un bon coup », c’est quoi ?

Notre société nous impose d’être performant, et le domaine sexuel n’est pas épargné. Même dans le domaine intime, on se doit d’être à la hauteur.

Ce n’est pas un problème de mensurations mais plus une question d’énergie, d’investissement et de lâcher-prise.

« Un bon coup » permet à son partenaire d’atteindre l’extase sexuelle, l’orgasme. Il n’est pas farouche, il est imaginatif, créatif, endurant, sait s’y prendre, se renouveler, connaît bien son corps et sait s’en servir. Il sait alterner les moments tendres et câlins, avec ceux plus fougueux et coquins. C’est un peu « une machine à donner du plaisir », même s’il n’est pas dénué de sentiments pour autant. On ne s’autoproclame pas être « un bon coup », c’est la réaction de son/ses partenaire(s) au moment de l’acte intime qui compte.

Beaucoup d’hommes ont peur de ne pas assurer. L’important est de ne pas se mettre de pression, de se laisser aller à ses désirs, de prendre en compte ceux de l’autre, et d’avoir une certaine complicité intime avec son partenaire : on peut très bien assurer avec une personne, et pas du tout avec une autre. Finalement, tout est question de libido. Être un « bon coup » suppose de décrypter et de répondre aux signaux de l’autre de façon adéquate.

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CHRONIQUE N°40 :
CA VEUT DIRE QUOI « ÊTRE SEXY » ?

De manière générale, le terme « sexy » renvoie à quelqu’un (ou quelque chose) d’attirant sexuellement, d’érotique, d’attrayant et/ou de séduisant. Tout comme la beauté, la notion de « sexy » est très relative et subjective. Ce qui est « sexy » pour certains ne le sera pas forcément pour d’autres. Le fait d’être sexy ne se limite pas à une apparence, cela peut être en lien avec une attitude, une caractéristique, un comportement.

– L’APPARENCE : A priori, n’importe quel physique peut être jugé sexy : cela dépend de celui qui regarde. Il est vrai que chez les gays, l’idéal physique de beaucoup serait un homme grand mince et/ou musclé, au corps bien dessiné. Ce type de corps serait identifié par le plus grand nombre comme étant sexy. Cependant, d’autres profils, même très éloignés de cet « idéal » partagé par beaucoup, peuvent être reconnus comme sexy : ce peut être des hommes de petites tailles, des hommes corpulents, des hommes très maigres, les hommes dégarnis… Il existe autant de profils dits « sexy » que d’idéaux. De plus, une tenue ou un look jouent aussi un rôle non négligeable dans le fait de trouver ou non quelqu’un d’attirant. L’uniforme, le style bad-boy, décontracté, homme d’affaires… sont autant d’éléments qui peuvent séduire ou non. Un vêtement, une tenue, un style nourrissent certains fantasmes et renvoient à des images auxquelles on est plus ou moins réceptifs.

– L’ODEUR : Le parfum et/ou l’odeur corporelle joue un rôle dans notre capacité à attirer un partenaire. On parle souvent de phéromones : ce sont des substances chimiques, voisines des hormones, fabriquées par certaines glandes de l’organisme. Elles sont envoyées à l’extérieur de l’organisme. Elles auraient des fonctions attractives ou répulsives. Elles influeraient sur notre attirance (ou notre rejet) vis-à-vis d’un potentiel partenaire. Se souvenir du parfum de quelqu’un est la preuve que quelque chose s’est passée, que nous ne sommes pas restés indifférent à la rencontre. Chacun de nous est plus ou moins sensible et réceptif à certains types d’odeurs : il y a ceux qui préfèrent les odeurs sucrées, d’autres ambrées, d’autres encore musquées, boisées, fruitées… Beaucoup seront aussi émoustillés par les odeurs corporelles dites « naturelles » telles que par exemple les odeurs de transpiration, de sueur… renvoyant à une certaine idée de ce qu’est la masculinité, la virilité.

– L’ATTITUDE : La confiance en soi, une attitude masculine, un comportement dit « viril » serait l’attente de beaucoup de gays dans le choix de leur partenaire intime. Néanmoins, d’autres vont préférer les hommes plutôt timides, manquant de confiance en eux, ayant des attitudes que l’on attribue plutôt à la gente féminine… Donc, là encore, il n’y a pas d’attitude-type qui rend un homme sexy. Tout dépend de l’attente de chacun.

– LA VOIX : Voix chaudes, sensuelles, caverneuses ou au contraire aïgües, stridentes… chacune a une influence dans notre perception de l’autre et dans notre attirance ou non. Le rire est également à prendre en compte. Chacun de nous a son idée de ce qu’est une voix sexy et un rire charmant.

Il n’est donc pas utile de s’inquiéter de son pouvoir de séduction ni de sa capacité à être attirant. Quelque soit notre profil, il y aura toujours quelqu’un qui aimera ce que nous dégageons, ce qui émane de nous. Donc, plutôt que de chercher à se rendre à tout prix sexy, en s’appuyant sur nos propres idéaux, il suffit plutôt de se concentrer sur la recherche de la ou des personnes réceptives à notre charme.

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